MASTER SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES
MENTION PHILOSOPHIE

Nouvelle Spécialité :
Esthétique et Cultures visuelles

 

CONTACT

Université Jean Moulin Lyon 3
Faculté de Philosophie
Secrétariat des masters
1 rue de l’Université   
69007 Lyon
Responsable du Master 2 : M. Mauro Carbone
Tél. : 04 78 78 72 36
Secrétariat : Sandrine Barou : 04 78 78 72 61
Responsable de la formation
Responsable de la spécialité : M. Mauro CARBONE


OBJECTIF DE LA FORMATION

L’objectif global de la formation vise à promouvoir une nouvelle génération de responsables des institutions culturelles, en d’autres termes à préparer ces futurs cadres à la compréhension et à la maîtrise de la révolution qu’opère la mutation des médias. La question de savoir comment nous allons maîtriser les nouvelles images ainsi que la culture qu’elles véhiculent avec elles se pose de façon aiguë à l’aube du XXIe siècle.

  •  Elle offre une formation originale qui embrasse l’ensemble des théories et des pratiques concernant les champs de la culture visuelle, ainsi que les métiers qui s’y rapportent.
  •  Pour les professionnels confrontés aux problèmes de terrain, elle offre de nouvelles perspectives de réflexion sur les principales questions auxquelles ils sont confrontés.
  •  En tant que Master, il permet aux étudiants titulaires du diplôme d’accéder aux études doctorales, sous réserve d’acceptation de leur projet de thèse par les instances de décision de l’université.

Le rattachement à la philosophie et aux sciences de la communication ainsi que le partenariat avec des institutions culturelles importantes telles que la Villa Gillet, observatoire international des langages contemporains, et l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-arts de Lyon permettent aux étudiants de tirer parti de plusieurs croisements interdisciplinaires.

L’équipe pédagogique regroupe des enseignants chercheurs et des professionnels de niveau international qui travaillent ensemble sur la mise en perspective de la recherche et de l’opérationnel. En complémentarité d’un travail d’élaboration conceptuelle relatif aux enjeux engagés dans les champ de l’esthétique et des cultures visuelles, la formation assure un enseignement autour des champs d‘application et des savoirs-faire en prise directe avec des pratiques professionnelles. Lié à cela, un stage de trois mois en milieu professionnel est intégré dans le programme.


Les enseignements sont presque totalement concentrés dans le 9ème semestre. De cette manière, la plupart du 10ème semestre pourra être consacrée au mémoire de recherche (comportant un haut niveau d’exigence scientifique et donc comptant 20 ECTS) ainsi qu’au stage.
Dans ce cadre, la formation se propose de faire acquérir, la connaissance, la compréhension et les outils d'analyse des processus de la communication culturelle aujourd’hui, ainsi que la connaissance, la compréhension et capacité de gestion des problématiques contemporaines des cultures visuelles (image numérique, rapports parmi les médias, etc.).

En outre, Le stage de trois mois minimum, au sein d’un musée, d’un lieu patrimonial ou d’autres institutions culturelles comme les galeries, les médiathèques ou les Fonds d'art contemporain, sera entrecoupé de conférences et séminaires afin d’échanger et d’intégrer les connaissances acquises au sein des expériences de stage.
Il faut souligner que dans  la spécialité sont prévus des cours et/ou des séminaires concernant les aspects socio-économiques des thématiques traitées dans les parcours mêmes.

 

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La chair du visible
entretien avec Mauro Carbone

 

Dans le numéro 996, avril 2012, de la revue littéraire mensuelle EUROPE (http://www.europe-revue.net/), vous pouvez trouver un entretien, intitulé "La chair du visible", que Mauro Carbone a donné à Patricia Desroches autour de ses deux derniers livres publiés en français : Proust et les idées sensibles (Paris, Vrin, 2008) et La chair des images (Paris, Vrin, 2011).

 


 

 

Vient de Paraître
 La géophilosophie de Gilles Deleuze
entre esthétiques et politiques

 

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Mauro Carbone

PRESENTATION

 

« Géophilosophie », c’est, on s’en souvient, le titre du quatrième chapitre de Qu’est-ce que la philosophie ?, le dernier ouvrage publié, en 1991, par Gilles Deleuze et Félix Guattari. Pourquoi donc consacrer une réflexion collective à « La Géophilosophie de Gilles Deleuze », comme on l’a fait à l’Université Lyon-3 en automne 2010 à l’occasion du Colloque international dont le présent volume recueille les actes ? Sans sous-estimer l’importance de la contribution de Félix Guattari à la caractérisation de la « Géophilosophie », ce colloque visait à solliciter une réflexion collective axée, évidemment, sur cette caractérisation et sur ses avals, mais aussi sur ses amonts – et même sur les amonts les plus lointains – dans la pensée deleuzienne. Ce choix entendait souligner la riche actualité de la notion de « Géophilosophie » et, en même temps, rendre pour la première fois hommage aux années d’enseignement de Deleuze à Lyon. Bien entendu, il s’agit d’années fort éloignées de celles où cette notion apporte la réponse à la question : Qu’est-ce que la philosophie ?, mais il s’agit aussi d’années qui sont déjà traversées par les préoccupations qui vont amener Deleuze à écrire explicitement, dans Logique du sens – l’ouvrage publié l’année même où il quittait, après cinq ans, son enseignement à Lyon :

Quand on demande « qu’est-ce que s’orienter dans la pensée ? », il apparaît que la pensée présuppose elle-même des axes et des orientations d’après lesquelles elle se développe, qu’elle a une géographie avant d’avoir une histoire, qu’elle trace des dimensions avant de construire des systèmes.1

On trouve déjà ici – et on la trouverait aussi dans Différence et répétition2 – l’exigence deleuzienne de reconnaître les racines géographiques de la philosophie pour l’arracher aux abstractions de son histoire : la même exigence qui conduira Deleuze et Guattari à thématiser les relations entre la terre et les territoires par la notion de « Géophilosophie ». En arrachant la philosophie à des telles abstractions, cette notion rend manifeste et pense à nouveaux frais les relations entre les implications esthétiques et politiques du penser philosophique. En effet, la « Géophilosophie » ne peut qu’avoir, au premier chef, un incontournable caractère « esthétique » au sens étymologique du terme, puisqu’elle a affaire au rapport sensible de nos corps avec leur territoires ainsi qu’avec la terre. D’autre part, ce caractère « esthétique » est lui-même immédiatement « politique », puisque le rapport de nos corps avec leurs territoires et avec la terre pose le problème de la politique entendue comme construction de l’espace du vivre-ensemble. C’est pourquoi le colloque lyonnais envisageait « La Géophilosophie de Gilles Deleuze entre esthétiques et politiques ».
Enfin, en renouvelant les relations entre les implications esthétiques et politiques du penser philosophique, la notion de « Géophilosophie » ne peut évidemment que renouveler l’idée même de philosophie. Deleuze et Guattari confient finalement cette dernière à l’éternel retour de sa contingence : cette contingence qui infiniment exige d’elle – expliquent-ils – « de diagnostiquer nos devenirs actuels ».3 C’est dans l’esprit de cette exigence que la réflexion collective ici recueillie a été sollicitée. C’est à cet esprit qu’elle répond.


Mauro Carbone
(Institut de Recherches Philosophiques de Lyon)

 

 

1 G. Deleuze, Logique du sens, Paris, Minuit, 1969, p. 152 (je souligne).
2 C’est ce que Manola Antonioli met en évidence dans son livre consacré à la « Géophilosophie » :
« La production de Deleuze antérieure à la rencontre avec Guattari pourrait au premier abord paraître éloignée des perspectives géophilosophiques qui nous intéressent ici, mais ou pourrait assez aisément démontrer qu’elle s’y inscrit déjà à sa façon, au moins depuis la parution de Différence et répétition en 1968 » (M. Antonioli, Géophilosophie de Deleuze et Guattari, Paris, L’Harmattan, 2004, p. 21).

3 G. Deleuze et F. Guattari, Qu’est-ce que la philosophie ?, Paris, Minuit, 1991, p. 108.

 

Vient de Paraître
 La chair des images : Merleau-Ponty
entre peinture et cinéma

 

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Introduction

La chair et la pensée du visuel aujourd’hui

(version abrégée)

 

L’ouvrage dont l’introduction je présente ici en abrégé, est sous-tendu par la double conviction que caractériser la notion merleau-pontienne de « chair » par celle de « Visibilité », d’un coté nous permet d’éviter la plupart des malentendus liés à l’interprétation de la première et, de l’autre, a permis au dernier Merleau-Ponty (MP) d’élaborer des notions ontologiques très innovatrices, qui peuvent nous aider à penser philosophiquement quelques-uns des phénomènes culturels les plus prégnants d’aujourd’hui. 
Parmi ces phénomènes culturels, notre nouveau rapport aux images est emblématique. On sait bien, en effet, que le développement continu des technologies optiques et médiatiques a donné aux images une centralité nouvelle. C’est sur cette base qu’à partir des années quatre-vingt-dix du siècle dernier on a commencé à évoquer, dans notre culture, un « tournant iconique » imposant une analyse renouvelée du statut contemporain des images.
En effet, les mutations à l’œuvre dans le statut des images semblent évoquer, et en même temps invoquer, une forme de renversement du « platonisme » qui sache élaborer une pensée à la hauteur de notre époque, où une version simplifiée de la philosophie de Platon reste pourtant la manière dominante de penser.

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L’œil de Merleau-Ponty :
penser le « visuel » et l’expérience du monde aujourd’hui

 

programme

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Les vidéos du Colloque sont en ligne au lien suivant :
http://suel.univ-lyon3.fr/eltv

 


 

 


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AUDIO

Mauro Carbone

Deux minutes papillon

Par Géraldine Mosna-Savoye, France Culture

02.01.2017 | "Philosophie-écrans : du cinéma à la révolution numérique" de Mauro Carbone.

 

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Mauro Carbone

Qu’est-ce qu’une
« philosophie-cinéma » ?
La réponse du jeune Sartre via Bergson.

05.2013 | Conférence de Mauro Carbone dans la partie intitulée "Une philosophie-cinéma" du colloque Le cinéma de Bergson: Image -Affect - Mouvement.

 

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Mauro Carbone

Être morts ensemble – le 11 septembre 2001 

Conférence à la Société philosophique de Bourgogne, Dijon, le 27 novembre 2013.

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Mauro Carbone

Les Nouveaux Chemins de la Connaissance
Emission d’Adèle Van Reeth sur France Culture

Lundi 14 mai : Merleau-Ponty et la mélodie de la nature (Emission enregistrée le 12 mai à 10 h dans la salle des Dominicains de St Emilion).

 

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Mauro Carbone

Le Cézanne
des philosophes français : Merleau-Ponty, Lyotard, Deleuze, Maldiney.

Conférence du 9 février 2012 dans le cadre de l’exposition Cézanne et Paris (Paris, Musée du Luxembourg).

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Conférence du philosophe Mauro Carbone, à l’invitation de la société danoise de philosophie de langue française.

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NOTICE SUR LA REDACTION D’UN MEMOIRE DE MASTER.

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